mardi 15 juin 2010

Comment faire de son enfant un futur délinquant

Je relisais certains de mes articles et vous savez quoi ? Je m'époustoufle moi même.
Mais où vais je chercher tout ça ?
C'est dingue, toujours un truc à dire.
Non mais quel talent !

Lol

Bon, les 5 minutes d'autocongratulation étant passées, j'ai décidé, comme d'hab, de donner dans l'informatif.
Après tout en psychologie, on vous dit toujours comment faire pour aller bien, pour être un individu presque parfait, comment réussir dans la vie et être aimer des autres.

Pour une fois envisageons les chose un peu différemment.
Décidons une fois pour toute que la prochaine génération sera la plus pourrie du monde.
Je le dis bien haut : faisons de nos enfants des délinquants.
Mieux faisons en des criminels.
Oh oui, oh oui.

Voici la recette.

1. Dès l'enfance, donnez leur tout ce qu'ils désirent. 
Ils grandiront en pensant que le monde entier leur doit tout. 
Et ils le voudront tout de suite.

2. S'ils disent des grossièretés, riez.
Ils se croieront très malins et penseront que c'est comme cela qu'il faut parler.
Même à leurs parents.
 
3. Ne lui dites jamais : « C'est mal ».
Et plus tard, lorsqu'ils seront arrêtés pour vol de voiture, ils seront persuadés que c'est la Société qui le persécute.
 
4. Ramassez tout ce qu'il laisse traîner. 
Ainsi, ils auront l'habitude de traiter les autres comme des larbons et ils seront sûrs que ce sont les autres qui seront responsables.
 
5. Laissez-les tout lire.
Laissez leur esprit se nourrir.

6. Disputez-vous toujours devant eux.
Ils choisiront leur camp et lorsque votre ménage craquera, ils n'en seront pas choqués.
 
7. Donnez-leur tout l'argent qu'ils réclament. Qu'ils n'aient pas à le gagner. 

8. Que tous leurs désirs soient satisfaits immédiatement et sans restriction: nourriture, boisson, confort...
 
9. Prenez toujours leur parti. 
Les professeurs, la police leur en veulent ! Ils n'ont rien compris à cet "amour d'enfant".

10. Quand ils seront délinquant, proclamez vite que ça a commencé très jeune, que vous avez fait de votre mieux, que vous l'avez toujours bien traité mais que vous n'avez jamais rien pu faire.


Je pourrais m'arrêter là.
Mais vous commencer à me connaître, ce serait trop simple.
A partir des 10 commandements que vous venez de lire, répondez aux questions suivantes :

- Quels (qui) sont les récepteurs de ce texte ? Justifiez votre réponse.
- Sous quelle forme se présente ce texte ?
- Quel est le mode des verbes ? Pourquoi ?
- quel est l'objectif de ce texte ?
- Quel type d'éducation tente de critiquer ce texte ?
- Résumez en une phrase la thèse que défend ce texte.
- Sur quelles opérations logiques reposent ces conseils : addition, cause, opposition, supposition, conséquence... ? Justifiez vos choix.
- Reprenez chacun des conseils et dites ce qu'il faut comprendre.

Copie à rendre pour vendredi soir. A vos claviers !



14 commentaires:

  1. Et m'dame tu mpren pr ki? Tcroi kjé ksa a fér ke rende d dvoir? tounight jbrul d turvoi avec Abdel et Donovan mé couill.
    (Amusant, un article interactif, c'est cool de participer !)

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  2. Mais peut être que vos amis Abdel et Donovan Mécouill souhaiteraient participer aussi...

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  3. Intéressant, très même. Je ne te promet pas d'avoir le temps d'ici demain soir...

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  4. Bon, je reconnais que c'est un peu court comme délai. Allez hop, dans un geste magnanime, le délai de réponse est reporté à vendredi soir.

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  5. Récepteurs: futurs parents,ou parent de jeunes enfants on parle de futur délinquant.
    Le texte se présente sous la forme d'une liste d'injonctions, de recette (pseudo-humoristique) pour fabriquer des délinquants.
    Le mode est l'impératif présent, pour, souligner que les actions, le mode d'éducation auront les conséquences de transformer les enfants en délinquants.
    L'éducation critiquée est celle centrée sur les besoins et le point de vue de l'enfant.
    La thèse défendue est qu'il faut frustrer les enfants pour en faire des gens bien. L'autre thèse défendue, est qu'en terme d'éducation une cause donnée est toujours liée à une finalité donnée (le contraire du principe d'équifinalité).
    Cause, Conséquence, Opposition et Addition (voir supra)
    1. Il faut frustrer l'enfant pour qu'il accepte de renoncer à ce qu'il désir
    2. Il faut surveiller leur langage et sévir afin de les rendre polis
    3. Il faut inculquer les notions de "Mal" et de "Bien" dès le plus jeune âge.
    4. L'ordre est une valeur absolue.
    5. Surtout, surveiller ce à quoi il s'intéressent...on ne sait jamais qu'ils ne soient pas sur la bonne voie.
    6. Surtout aucune réaction affective spontanée des parents devant les enfants.
    7. Apprenez-leur la valeur et la rareté de l'argent dès le plus jeune âge.
    8. Ne leur donnez pas trop à manger, et que de l'eau clair à boire. Privez les de la notion de plaisir.
    9. Ne les défendez jamais devant les représentants de la société.
    10. Ne vous en prenez qu'à vous-même et à la façon dont vous avez éduqués.

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  6. -Quels (qui) sont les récepteurs de ce texte ? Justifiez votre réponse.
    -Nous malheureux lecteurs assidu de votre prose ;-)
    -J’imagine qu’il s’adresse au parents ou future parents. J’ai la flemme de justifier, mais bon faut des enfants pour appliquer tous ces précieux conseils.
    - Sous quelle forme se présente ce texte ?
    -une énumération de règles à suivre (ou pas ;-).
    - Quel est le mode des verbes ? Pourquoi ?
    -Impératif, car c’est le mode utilisé pour dire à quelqu’un ce qu’il doit faire. Ici c’est pour la dimension Ironique j’imagine ;-)
    - quel est l'objectif de ce texte ?
    -Conseiller tous les parents qui souhaite donner à leurs enfants toutes les chances de devenir de futurs délinquants (désolée c’était trop tentant)
    -Faire prendre conscience que faire tous ce qu’un enfant veux ce n’est pas lui rendre service.
    - Quel type d'éducation tente de critiquer ce texte ?
    -Une éducation laxiste où l’enfant est roi et n’a pas de limite.
    - Résumez en une phrase la thèse que défend ce texte.
    -Si vous ne donnez aucune limite a votre enfant il ne saura pas reconnaître les limites qu’impose la société.
    - Sur quelles opérations logiques reposent ces conseils : addition, cause, opposition, supposition, conséquence... ? Justifiez vos choix.
    -Pfou c’est long comme devoir, puis j’aime pas quand il faut justifier…
    -Je dirai cause et addition : ces « principes » d’éducation seraient à l’origine des comportements délinquants et il faut en cumuler plusieurs, voir tous, pour que sa progéniture finisse par développer des comportements criminels.
    - Reprenez chacun des conseils et dites ce qu'il faut comprendre.
    -(J’ai mis les numéros, j’ai la flemme de tous réécrire)
    1. Ne leurs donnez pas tout ce qu’ils veulent
    2. Apprenez leur le respect
    3. Donnez leur des règles à respecter.
    4. Apprenez leur à faire des efforts
    5. Là franchement je sèche, on n’a toujours laissé lire tous ce que je voulais et je n’ai pas l’impression d’être une délinquante (quoi que, je travers en dehors des passages pour piétons et au feu rouge, en Ontario c’est une infraction qui coûte 200dollars d’amande ;-(
    6. Evitez de vous disputer devant vos enfants et surtout ne leur demandez jamais de prendre partie ou de choisir l’un ou l’autre de ses parents.
    7. Apprenez leur la valeur de l’argent.
    8. Que tous leurs désirs soient satisfaits immédiatement et sans restriction: nourriture, boisson, confort...
    9. Apprenez leur à respecter « l’autorité » (j’aime pas ce mot mais j’ai rien trouver de mieux) et légitimé là.
    10. Prenez vos responsabilités.

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  7. 8- tiens on manque d'inspiration? Il y a clairement redondance avec le n°1
    9- Hum j'ai un petit cas d'école à vous proposez sur ce point: ma puce n'aime pas la géométrie (elle n'aime pas devoir s'appliquer en général et dessine donc à la va-vite) alors qu'elle est par ailleurs une très bonne élève. Du coups sa maitresse râle et lui fait de remarques un peu lourde lui disant qu'elle aurait pu mieux faire etc… et ma fille en a raz-le-bol que la maitresse lui fasse sans cesse des remarques à ce propos. Dans la mesure ou ma fille a conscience que son travail n'est pas impeccable et que c'est en quelque sorte voulu de sa part puisque de son propre aveux elle refuse de s'appliquer, je ne peux pas nier que la maitresse est un peu lourde sur ce point. Et donc je soutiens ma fille sur ce point. J'ai tord?
    Bon en régle générale je vais soutenir mes enfants mais uniquement tant qu'ils n'auront manquer de respect à personne.
    10. Quand ils seront autonome et heureux, proclamez vite que ça a commencé très jeune, que vous avez fait de votre mieux, que vous l'avez toujours bien traité mais que vous n'avez jamais rien pu faire :-D
    Globalement je ne trouve pas ce texte utile si il ne sert pas de support à discussion.

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  8. Les récepteurs: Parents ou futurs parents et plutôt ceux qui auraient tendance à déjà suivre certaines de ces règles
    La forme: une liste de règles ça tombe bien de très nombreux jeunes parents sont à la recherche du fameux mode d'emploi.
    Le mode: Impératif: classique quand il s'agit d'énoncer des règles
    L'objectif: faire peur et inquiéter les parents qui auraient quelques velléité à suivre un tant soit peu certaines des règles édictées
    Education critiqué: l'éducation laxiste post-soixante-huitarde: il n'y a qu'a cette époque que l'on a poussé à l'extrême à ce point, mais je n'ai pas l'impression que cela ait donné tant de délinquant que ça. Ou alors l'éducation façon enfant-roi mais c'est faire grand cas d'un phénomène qui me semble tout de même assez anecdotique en France. Mais j'ai aussi l'impression qu'il critique aussi l'éducation qui peut paraître assez cool que je donne à mes enfants.
    En résumé: élever votre enfant en petit prince et il deviendra un délinquant: le paradoxe est saisissant. Est-ce que l'inverse est vrai? Je ne crois pas qu'en élevant nos enfants tels des délinquants en prison nous en feront des rois.
    Opérations logiques? Chaque réponse agréable à l'enfant semble provoquer un résultat particulièrement pervers qui finira par lui nuire.
    1- en donnant tout ce qu'il désire à notre enfant on ne l'habitue pas à la frustration.
    Comme si on pouvait vraiment donner absolument tout ce qu'il désire à un enfant! J'ai essayé autant que possible de contenter les désirs de mes enfants, quand c'était en mon petit pouvoir et croyez moi ils ont visiblement eu suffisamment de frustration pour être bien conscient qu'on ne peut pas tout avoir.
    2- Il ne faut pas encourager les mauvaises actions: ça me semble tellement évident et pourtant j'ai déjà vu bon nombre de parents, pas dans les classes les plus favorisés, s'extasier des bétises de leurs chérubins puis pleurer de devoir aller récupérer les même chérubins au poste de police quelques années plus tard. Au mieux ils feignent l'ignorance et l'indignation quand la maitresse leur relate la même bétise réalisé en classe.
    3-"C'est mal ! c'est bien!" quel manichéisme! Les enfants sont très jeunes capables d'entendre des explications un peu plus concrète (tu risque de te salir, de te blesser, c'est dangereux, tu peux abimer qqchose, il faudra le réparer, faire mal à quelqu'un etc…)que cette notion de mal et de bien qui leur passe largement au dessus de la tête.
    4-Oui ramassez et mettez à la poubelle tous ce qu'il laisse trainer: cette régle est diaboliquement efficace chez moi ;-)
    5- si il lit effectivement bien tout de Mein Kampf à Ghandi et des romans porno hardcore aux études sociologiques consacrées au sujet, je ne vois pas le problème
    6- Si le conflit est sain et bien géré, il peut être constructeur que les enfants y assiste, c'est une excellente démonstration que l'on peut affirmer son opinion sans provoquer de catastrophe pour autant. De très nombreux adultes s'écrasent dans leur couple car ils n'ont pas eu l'occasion d'assister à des conflits entre adulte ne remettant pas en cause les relations.
    Si l'enfant prend position c'est soit parce qu'un des parents l'y aura contraint soit parce qu'il aura clairement constaté l'inégalité existant entre ses parents.
    7- ce n'est jamais un service à rendre à l'enfant que de lui donner trop d'argent, enfin un point ou je suis d'accord.
    8- tiens on manque d'inspiration? Il y a clairement redondance avec le n°1

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  9. Récepteurs : bien vu, ce sont à la fois ceux qui ont des enfants, mais surtout ceux qui lisent –qui ont peut être des enfants ou qui sont susceptibles d’en avoir.
    Forme : ce texte se veut les 10 commandements de la bonne éducation parentale
    Mode des verbes : impératif, donc ce sont des ordres « comme cela tu feras et pas autrement ».
    Objectif : faire prendre conscience des travers éducatifs qui peuvent amener à des déviances comportementales chez ceux qui la reçoivent.
    Critique : éducation non pas laxiste, il ne s’agit pas de tout laisser faire, mais éducation basée sur la réponse positive à tous les désirs de l’enfant
    Thèse : Tout donner, ne jamais dire non fera de votre enfant un futur délinquant.
    Opérations : addition et supposition, cause et conséquence aussi (1 + 2 + 3…. = une potentielle délinquance)
    Conseils :
    1. Tout donner à l’enfant lui laissera penser qu’il peut tout obtenir, qu’il suffit de demander. Pas d’effort à faire, tout vient. L’absence de résistance à la frustration génère de la colère (« taper du pied ») puis des passages à l’acte (voler) pour obtenir ce qu’on n’est pas capable d’attendre.

    2. L’irrespect est une forme de violence. La violence verbale est aussi destructrice que la violence physique. C’est aussi une façon de ne pas contrôler ses colères. On peut ne pas être d’accord avec quelqu’un, cela ne justifie pas le recours aux agressions verbales. La colère est une émotion qui doit être à la fois exprimée et contrôlée.

    3. « C’est mal » recouvre beaucoup de choses. Pourquoi vouloir se limiter à la notion théologique. Lorsqu’on dit à un enfant qu’il va se blesser ne dit on pas qu’il va se faire mal ? On aurait donc le devoir de ne pas se faire mal et le droit de faire mal aux autres ? L’enfant a besoin de limites, d’un cadre. Le premier cadre est la tradition, puis vient la Loi. Est-ce mal de frapper un camarade de classe ? Non si on se place de point de vue de celui qui frappe qui n’a fait qu’exprimer sa colère. Oui si on se place du côté qui reçoit. Mais si chacun décide de ne vivre que par Soi, alors c’est l’anarchie ou la vendetta œil pour œil dent pour dent.

    4. Si vous faites tout à leur place, l’enfant qui est naturellement un tyran, prendra l’habitude de ne rien faire par soi même. Non seulement il traitera les autres comme des serviteurs potentiels, mais surtout il ne saura jamais prendre une initiative attendant sans cesse que quelqu’un fasse à sa place. Or attendre pour une personne qui n’a pas appris la frustration, c’est de la colère.

    5. Mettez donc un enfant de 6 ans devant des revues porno. Vous obtiendrez un enfant poussez dans un monde adulte. Toutes ses relations seront sexualisées. C’est un exemple, mais c’est l’équivalent d’un abus sexuel, qui génère de l’agressivité. Il y a écrit lire, mais on pourrait dire aussi « regarder ». Un enfant, en situation normale, ne doit pas voir certaines choses sous peine d’être traumatisé. A l’âge ado, il y a désensibilisation à la souffrance lorsqu’ils regardent trop de films d’horreur ou de films porno. Comme ils sont agressés, ils veulent retourner ce que cela génère. De toute façon quoi qu’ils lisent ou regardent, il faut des filtres et des explications.

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  10. 6. On ne se dispute pas devant les enfants. C’est extrêmement traumatisant. Les enfants pensent toujours que c’est de leur faute. De plus tout enfant exposé à de la violence tend à devenir violent. S’il voit un de ses parents prendre le dessus, il se mettra du côté du plus fort (instinct de survie) et considèrera l’autre sexe comme inférieur (tendance ensuite à agresser ou à se faire agresser par son/sa futur partenaire). Les enfants n’ont pas besoin de toute savoir de leurs parents. Ce sont des histoires d’adultes, pas d’enfants. Si les parents sont en désaccord, c’est leur problème à eux. Pour une bonne construction psychologique, l’enfant doit être mis à l’abri de scènes de disputes et violences dans le foyer familial.

    7. Ce n’est pas tant la valeur de l’argent qui est importante, que la valeur du travail et du temps qu’il faut pour obtenir quelque chose. Toujours cette notion de frustration sous jacente. Avoir de l’argent, c’est travailler, mais aussi contrôler ses pulsions et ses désirs jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment d’argent pour les satisfaire.

    8. « Maman, donne moi à boire ». Et la mère accourt un verre à la main. Il ne peut pas se servir tout seul ce gosse ? « Maman, t’as vu l’heure, j’ai faim ! ». Et puis quoi encore. Ce sont les parents qui décident pas les enfants. Satisfaire les besoins primaires (nourriture, boisson, uriner/déféquer, se protéger) de ses enfants ne veut pas dire se précipiter pour les satisfaire. Vous avez lu le mot « confort ». Cela ne fait pas partie des besoins primaires, parce qu’on peut dormir n’importe où, n’importe comment. Parce qu’un enfant n’a pas besoin non plus du dernier modèle de chaussures pour vivre.

    9. Les enfants n’ont pas toujours raison. Ceux qui ont (presque) toujours raison ce sont les parents. Ce sont eux qui font les lois dans la maison (en s’appuyant sur les lois sociales et traditionnelles bien sur). On négocie parce qu’on veut bien, mais ce n’est jamais une obligation et il est bien de rappeler de temps en temps que ce n’est pas négociable. Si les autres adultes n’ont pas toujours raison, le dire, ne veut pas dire généraliser et surtout il faut envisager la situation de façon plus globale.

    10. Facile de ne pas assumer ce qu’on n’a pas fait (et qu’on croit avoir fait). Rejeter la fautes sur les autres, sur l’environnement, sur l’enfant lui même. A force de vouloir être de trop bons parents, on peut finir par être de mauvais parents. Il n’y a pas de juste milieu, pas de recette miracle, mais il est évident qu’il y a de comportements à éviter. Aujourd’hui on a les profils de nombreux délinquants et si ne pas respecter une de ces 9 règles ne présage en rien de l’évolution d’un enfant, ne pas en respecter la majorité conduit dans beaucoup de cas vers des graves troubles de personnalité et de l’impulsivité que l’on retrouve chez de nombreux grands délinquants.


    Maintenant, les parents qui disent qu’ils ont tout fait pour leurs enfants sont des menteurs. Ils n’ont pas tout fait pour leurs enfants, ils ont tout fait pour eux, pour se donner bonne conscience, avoir une image de parents parfaits et se débrouiller à ne pas avoir à assumer les déviances éventuelles de leurs enfants. Leurs enfants n’ont en fait aucune importance, ce qui est important c’est l’image que ces parents donnent d’eux mêmes aux autres.

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  11. Cleanette : je vais te répondre rapidement sur ton cas personne.
    D’abord, il est évident que si j’ai proposé des commentaires c’est parce que je sais que ces « préceptes » sans explication n’ont qu’un intérêt limité.
    « élever nos enfants tels des délinquants en prison en fera des rois ». Je ne suis pas sûre de comprendre ce que cela veut dire. Il faut sans doute rappeler que la prison ne sert qu’à une seule chose : priver de liberté d’aller et venir. Après comment cela s’y passe est une autre histoire, mais sur le fond, je crois que beaucoup d’enfants ne font rien d’autre que d’être en prison. Maison – école. Ecole – maison. Toute la semaine et le week end ils restent enfermés à la maison. Je ne vois pas bien la différence avec la prison. Le pire, c’est que ce ne sont spécialement pas ceux là qui vont le plus « dévier », puisqu’on l’a vu, c’est justement une trop grande liberté et une absence de frustration qui génèrent les déviances.
    L’enfant roi n’est en rien anecdotique. J’en vois plein. Des parents qui pensent bien faire. Pas de frustration, peu de « non », des demandes toujours satisfaites. Après ils s’étonnent que le gosse soit insupportable…
    Il n’y a aucun problème à tout lire (j’ai lu Mein Kampf à l’adolescence), le tout c’est de respecter des lectures compatibles avec l’âge de compréhension de ce qui est montré et qu’il y aient les débats et explications qui doivent venir avec.
    Dans les disputes l’enfant prend toujours position. Il en profite pour utiliser son oedipe, mais est aussi du côté de celui qui se fait frapper. Quelle peur cela fait naître et quelle colère envers celui qui domine lorsqu’ils sont petits !
    On le voit à l’adolescence, les enfants sont demandeurs d’un cadre. Combien j’en vois qui demandent à leurs parents d’être plus sévères, de leur laisser moins de liberté.
    La liberté trop grande est déstructurante.
    Je ne suis pas étonnée que votre puce soit mauvaise en géométrie car vous toi même tu évolues sans cesse dans tes propos entre divers paradoxes : par exemple, ainsi tu dis n’être pas d’accord et en même temps développes l’idée inverse. Tu dis proposer une éducation « cool » mais précise qu’il y a des frustrations et des limites…
    Ce qui est étonnant c’est ton attitude face à la prof. Je n’ai certes pas une vision globale de la situation, mais pourquoi se rebeller à l’égard de cette prof qui chercher à la tirer vers le haut. Ta fille reconnaît qu’elle ne bosse pas la géométrie et tu l’en félicites ! Au point de te positionner contre sa prof qui voudrait qu’elle s’améliore ! Pourquoi ça te gène tant que quelqu’un d’extérieur veuille le meilleur pour ta fille ? Peut être parce que toi tu n’arrives pas à lui demander de mieux travailler ou parce que tu as l’impression que ta prof semble se substituer à ton rôle… Bref, tu apprends à ta gamine de ne pas respecter ceux qui lui voudraient qu’elle s’améliore. Sans doute te réserves tu ce rôle. A moins que tu penses que c’est à ta fille de trouver sa motivation… Comme ça si elle se plante, tu pourras dire que ça vient d’elle et de la pression que lui ont mis les profs. Mais surtout pas de toi… (voir règle 10)

    Il me semble qu’il existe une confusion entre autorité et autoritarisme, obéissance et soumission.
    Le cadre de l’éducation c’est l’autorité et l’obéissance. Ce qui n’a rien d’une « prison ». Par contre l’autoritarisme qui sous entend la soumission est traumatisante.

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  12. ... et aliénante...


    Il y a quand même un truc que personne n’a relevé et qui m’intrigue. Comme quoi…
    Vous restez basé sur ce qui est écrit, vous n’allez pas plus loin, c’était pourtant l’occasion d’aller plus loin.
    Certes il faut protéger et cadrer ses enfants, mais il manque quelque chose non ?
    L’amour ça ne vous dit rien ?
    Sans amour, toute l’éducation du monde ne pourra rien pour les enfants.
    Les bébés laissés sans amour, sans affection meurent. Plus grands les enfants élevés par principe mais sans affection développent des troubles de la personnalité. A l’inverse un enfant présentant des troubles de la personnalité dès son plus jeune âge peut être « canalisé » grâce à l’affection dont il sera entouré.


    (c'est gonflant ces coms qui n'acceptent que 4000 caractères...)

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  13. ;-) Si ma fille n'aime pas la géométrie cela n'a à mon avis pas grand-chose à voir avec mes contradictions et une potentielle désorganisation de mon cerveau. J'aime beaucoup la géométrie et ma fille s'y entend très bien comme d'ailleurs dans toutes les matières qui lui sont enseignés Actuellement, elle n'a qu'un soucis avec la précision du geste, c'est valable en géométrie comme en écriture ou en danse. Elle a malgré tout fait de gros progrès en écriture sans que l'on fasse de forcing et semble enfin trouver un peu d'intérêt à améliorer ses mouvements en danse. Ce qui m'ennuie et qui ennuie ma fille avec cette prof de géométrie, c'est qu'elle lui a déjà refait faire des exercices, parce qu'ils n'étaient pas assez propre à son gout alors que le principe avait été compris. Ma fille du coups revient à la maison en me disant qu'elle n'aime pas la géométrie alors que ce n'est en fait que le perfectionnisme de sa prof dans cette matière qui l'embête. Je ne blâme donc que ce point et enseigne à ma fille à n'exprimer ses regrets qu'à ce niveau-là et non pas à honnir cette prof de façon globale comme cela a pu lui arriver. Je ne félicite pas non plus ma fille pour ce manque d'application mais je respecte son choix de n'avoir que des "vu" au lieu des "très bien" et j'aurais aimé que sa prof en fasse autant.
    Enfin je trouve effectivement qu'il est bien préférable que mes enfants trouvent leur motivation par eux-mêmes. Je n'ai jusque là jamais eu vraiment besoin de les pousser et ils font le bonheur de leurs institutrices. Alors que mes parents m'ont poussée toute ma scolarité et que j'ai encore aujourd'hui toujours besoin d'avoir quelqu'un derrière mon dos pour travailler efficacement.
    Mais il est évident que si ils se trouvaient en difficulté dans une matière ou une autre, je ferrais mon possible pour les aider à la surmonter.

    Je n'aime guère les mots que tu utilises en conclusion autorité me fait peur et obéissance implique pour moi nécessairement soumission en face. Ici on applique amour, compréhension et respect. Et c'est pour le respect des uns et des autres que quelques règles doivent être appliquées.

    Et effectivement c'est le manque d'amour et d'attention qui provoque le plus de débordement chez les enfants. Je le constate très régulièrement sur fiston qui dans une autre famille aurait bien pu lui aussi figurer parmi les enfants hyperactifs que tu évoques dans ton dernier article. Parfois 1/2h de tête à tête me suffit pour retrouver le garçon doux comme un agneau que j'avais délaissé un peu trop longtemps à son goût.

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  14. Il existe malheureusement (j'en ai connu et j'en connais encore) de mauvais profs. Fin de carrière, fatigue de leur métier ou sadique qui ne veut pas s'avouer comme tel...
    Ton enfant semble, je dis bien semble, présenter quelques troubles du schéma corporel. Déficit lié à une certaine immaturité cérébrale ou difficulté à trouver sa place dans l'espace qu'on lui laisse. C'est à surveiller.

    C'est drôle cette peur des mots, qui je te rassure est générale. Mais du coup les gens n'osent plus dire "autorité" et "obéissance". L'amour est nécessaire mais ne suffit pas. Les belles plantes ont souvent besoin d'un tuteur et s'est en s'y accrochant qu'elles restent belles et ne tombent pas. Mais qui dit règles veut dire les inculquer et s'y tenir. Si ce n'est pas de l'autorité et de l'obéissance, je ne sais pas ce que c'est. Par nature l'être humain n'est pas respectueux, il est violent et destructeur c'est le cadre (amour y compris) qui le socialise.

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